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Le Business Enablement (et tout ce qu’il peut vous apporter)

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Posté dans:  Bonnes pratiques, Choix du rédacteur en chef, Structure org.
business enablement

Le Business enablement est une démarche qui assure le bon déploiement de nouvelles solutions technologiques au sein des organisations. Cette démarche s’étend depuis le choix initial jusqu’à l’accompagnement du changement.

Nous vivons un âge d’or de la tech. Presque toutes les activités d’une entreprise peuvent être optimisées avec une plateforme digitale. Mais la médaille a un revers : le choix est désormais si large qu’il est de plus en plus difficile de distinguer les solutions vraiment bénéfiques… et celles qui viennent inutilement gonfler votre « tech stack ».

Dans ce contexte, l’émergence du « business enablement » est presque une évidence : il s’agit en effet de rationaliser l’usage des technologies au sein de votre organisation, pour assurer que vous n’investissez que dans des solutions qui ont un impact significatif.

Dans ce guide, nous passerons en revue les éléments incontournables d’un programme de business enablement :

Qu’est-ce que le Business Enablement?

On appelle « business enablement » un ensemble coordonné d’investissements technologiques qui visent à améliorer (réellement) la productivité.

Correctement mis en œuvre, ces investissements doivent fluidifier le travail quotidien des collaborateur·rice·s, en allégeant la charge administrative et en éliminant les tâches manuelles répétitives et chronophages.

C’est un travail de coulisses, depuis l’acquisition d’une nouvelle solution jusqu’à l’accompagnement du changement auprès des utilisateurs.

Quelle différence avec les autres pratiques d’enablement ?

Si l’expression « business enablement » vous semble familière, c’est normal. Depuis quelques années, « l’enablement » a le vent en poupe – au point de devenir un segment à part entière sur le marché des nouvelles technologies. Mais comment différencier le business enablement de ses cousins « operational enablement », « technology enablement » ou « sales enablement » ? Voyons ça en pratique…

Technology enablement (TE)

Technology enablement (TE) et business enablement sont très proches – dans certaines organisations, les deux pourront être confondus. Disons que la TE se concentre sur la rationalisation des process internes via la mise en place de plateformes ou de solutions digitales.

L’Operational enablement (OE)

L’Operational enablement (OE), en revanche, vient rationaliser toutes les opérations liées au produit – le développement d’une nouvelle fonctionnalité, par exemple. Les équipes OE travaillent en lien étroit avec le sales enablement, les chefs de produit et les responsables marketing autour du lancement de nouvelles offres.

Le Sales enablement

Le Sales enablement, enfin, vise à donner aux équipes commerciales les bons contenus et les formations adaptées pour améliorer leurs conversations client et générer une croissance des revenus et de la satisfaction client. Le Sales enablement peut bénéficier du travail des autres fonctions d’enablement, mais il agit de façon tout à fait séparée.

Pour en savoir plus sur l’importance du Sales enablement, voyez notre guide complet sur le sujet.

Pourquoi le Business Enablement est-il important ?

En fixant une ligne de conduite précise pour toutes les initiatives technologiques, le Business enablement joue un rôle clé dans la productivité des process internes. Comment déployer une nouvelle solution ? Qui sera mobilisé pour sa mise en œuvre ? Qui pourra s’attribuer la paternité de son succès ? Sans réponse claire à ces questions, on le sait, le risque est grand qu’une nouvelle technologie ne soit pas adoptée par les utilisateurs – et que ceux-ci deviennent de plus en plus sceptiques face aux nouveaux outils.

En un mot : la démarche de Business enablement évite de jeter de l’argent par les fenêtres, il facilite le lancement de nouvelles initiatives – et garantit à votre organisation de rester au niveau sur le plan technologique.

Qui est concerné par le Business Enablement ?

Le Business enablement est par nature transversal. Certes, recueillir des feedbacks issus d’une multitude de directions s’apparente parfois à un parcours du combattant… Mais c’est le prix à payer pour éviter bien des désagréments dans les phases ultérieures !

Dans les faits, les équipes-projets de Business enablement comprennent trois types de participants :

Chefs de projet

Iels assurent la maîtrise d’ouvrage de chaque projet, et pilotent le changement. Iels doivent s’assurer que toutes les parties prenantes ont bien compris les enjeux de la nouvelle solution proposée – et qu’iels adhèrent à sa mise en place. En pratique, on retrouve souvent ici des responsables des départements IT ou RH, qui sont les plus souvent concernés par les domaines que le Business enablement cherche à améliorer (la paie, par exemple).

Utilisateurs

Ce sont les personnes concernées par une nouvelle application, ou un nouveau process. Pour faciliter le processus de décision, on pourra réunir un échantillon représentatif des utilisateur·rice·s dans un focus group, pour valider que le projet répond bien à leurs besoins opérationnels.

Sponsors

Ce sont les décideurs en dernier ressort – le plus souvent, les directeur.rice.s des départements IT ou RH. Le soutien du sponsor ajoutera du poids à chacune de vos initiatives de Business enablement initiative, et garantira que les autres directions fonctionnelles soutiennent le projet.

À quoi ressemble un Business enablement réussi ?

Définir et mener à bien des projets de Business enablement peut sembler complexe, au vu de l’ampleur que prennent la plupart d’entre eux. Mais avec un bon pilotage et en choisissant les bonnes personnes, vous pourrez atteindre votre objectif – en suivant ces 5 étapes-clés :

1. Constituez votre équipe

Le succès d’un projet de Business enablement réside beaucoup dans la coopération entre les diverses parties prenantes. Réunir les bonnes personnes est donc essentiel. Sponsors, chef·fes de projet, représentants des utilisateurs : composez votre équipe et réunissez-la régulièrement pour suivre l’avancée du projet – et continuez même après le déploiement de la solution, pour vérifier que tout fonctionne bien.

2. Définissez bien les besoins, les priorités et les résultats escomptés

Organisez une réunion de lancement où les chef·fes de projet pourront convaincre toutes les parties prenantes de l’enjeu du projet, en montrant comment il se positionne par rapport aux priorités de l’organisation, et en soulignant les bénéfices attendus.

C’est en fixant très clairement vos objectifs et vos priorités que vous pourrez aligner les parties prenantes… et sécuriser le budget du projet. L’objectif : avoir la légitimité et les coudées franches pour avancer même en cas de révision des budgets, ou de nouveaux projets à financer.

3. Communiquez sur le projet

Votre stratégie de communication sera un des facteurs-clés du succès – notamment pour faciliter l’adoption d’un nouvel outil ou d’un nouveau process. Au vu des montants en jeu (la mise en place d’un nouvel ERP, par exemple), le retour sur investissement dépend en effet largement de la bonne prise en main de l’outil par les utilisateurs !

Le plan de communication devra faire passer clairement les messages suivants : le timing du changement, les bénéfices attendus, et les actions critiques à mener avant, pendant et après le déploiement. Mail, messageries, intranets : tous les canaux de communication interne à l’entreprise pourront être mis à profit pour tenir les utilisateurs informés à mesure que le changement avance.

4. Réussissez votre lancement

Après des semaines de minutieuse préparation, il est enfin temps de lancer votre projet. Vous penserez : « Enfin ! »… Mais n’oubliez pas que le chemin est encore long : on ne change pas d’un claquement de doigts la façon de travailler de centaines ou de milliers de personnes…

Pour vous aider à passer ce cap en souplesse, prévoyez plusieurs niveaux de formation – avant, pendant et après la mise en place de la nouvelle solution : les utilisateur·rice·s se familiariseront peu à peu avec le projet, et iels sauront quoi faire le jour J… N’hésitez pas non plus à solliciter vos sponsors pour créer un buzz positif autour du projet… Enfin, soyez physiquement présent pour parler des changements en cours et répondre aux questions des utilisateurs – en mettant en place une équipe d’assistance itinérante, par exemple, ou en organisant des sessions de questions-réponses.

5. Mesurez vos résultats en continu

Une fois le déploiement lancé, comparez régulièrement les résultats obtenus avec les résultats attendus. Vous aurez défini des indicateurs pour mesurer le temps et l’argent économisés. Et dans une démarche d’amélioration continue, vous pourrez aussi vous poser des questions comme celles-ci :

  • Qu’est-ce qui s’est bien passé durant le déploiement ?
  • Qu’est-ce qui peut encore être amélioré ?
  • Les nouveaux process aident-ils ou gênent-ils les utilisateur·rice·s ?
  • Comment l’expérience utilisateur peut-elle être simplifiée ?
  • Peut-on imaginer d’autres domaines d’application pour la solution déployée ?

En vérifiant régulièrement que la solution répond bien (ou non !) aux objectifs formulés au départ, vous éviterez de vous accrocher à des technologies dépassées, et contribuerez à l’agilité de l’entreprise.

Le Business enablement, des résultats très concrets

Si le concept de Business enablement est encore relativement neuf, son impact peut être considérable. En suivant les conseils énoncés ci-dessus, vous maximiserez très concrètement vos investissements technologiques pour faire avancer votre entreprise.

Et pour ne pas cantonner le Business enablement au back-office, voyez comme une solution tech peut aider vos équipes commerciales à générer plus de croissance, en consultant notre Guide du Sales enablement.

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